La Grèce Centrale

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Bienvenue en Grèce Continentale

En passant par le Cher

271 km

Le jour "J" est arrivé. C'est le grand départ pour la Grèce... départ pour la grande famille, Jonathan, Floriane, Nicole et Gérard sans oublier nos deux chiennes, River et Nala et notre chat Prince. Il nous en manque une cette année, c'est Ninette qui nous a quitté au mois de Mai dernier, elle qui aimait tant voyager en camping-car.  Après quelques arrêts dans le Cher, entre amis et famille, nous rejoindrons la Grèce après avoir quitté la France pour l'Italie par le Col du Mont-Cénis. Nous embarquerons dans 4 jours à Brindisi(Sud Italie) pour la Grèce où nous accosterons à Igoumenitsa. Nous partons par la Compagnie Agoudimos après avoir réservé nos billets auprès d'Euromer.

En attendant, nous nous retrouvons chez des amis où nous rejoignent Sylvain et Marie-Laure car ils seront du voyage fin juillet où ils nous retrouveront en Grèce comme ils l'avaient fait l'an passé lors de notre voyage au Portugal . Discussions et derniers préparatifs avant notre départ pour la Grèce.

Le Cher... l'Isle d'Abeau

446 km

Après une bonne nuit dans la campagne, nous retrouvons la famille à St-Amand-Montrond pour un pique-nique au bord du canal... signalons au passage la nouvel aire de service mis en place par la ville (vidange aisée et eau gratuite). Une visite à Mamie Jeanne puis dîner en famille près de St Pierre-le-Moutier. C'est à 21h30 que nous reprenons la route pour la Grèce. Après avoir passé Moulin, Roanne, Lyon, direction Chambéry par l'A43. Nous nous arrêtons sur l'aire de l'Isle d'Abeau pour un repos bien mérité vers 1h15 du matin.

L'Isle d'Abeau...

Col du Mont-Cenis.

205 km

Nous quittons l'aire de l'Isle d'Abeau (A43) en début de matinée pour reprendre l'autoroute que nous quittons à Chambéry pour continuer notre route par la N6 via St-Jean-de-Maurienne. Un arrêt pour faire les dernières courses avant de quitter la France. Direction le Col du Mont-Cénis après un arrêt à Lanslebourg.Le ccol de Mont-Cénis

 

Arrivée au Col (2083m) avec une très jolie vue sur le lac malgré un temps brumeux. C'est au lac que nous passerons la nuit où plusieurs endroits permettent de passer la nuit dans une atmosphère plus fraîche.

Coucher de soleil sur le lac du Mont-Cénis

Col du Mont-Cénis...

Sénigallia (Italie, Adriatique)

601 km

Après une nuit calme au Col du Mont-Cénis, nous quittons aux aurores la France après une descente de plus de 10 km à 10 % pour rejoindre l'Italie. C'est l'autoroute qui nous mène aujourd'hui sur la côte Adriatique à travers la plaine sous une forte chaleur. Nous passons Torino, Alessandria, Piacenza, Parma, Modena, Bologna et Rimini pour quitter l'autoroute à Pesaro sur la Côte Adriatique.

Nous descendons la côte à la recherche d'un petit coin tranquille pour la nuit... surprise... c'est la côte d'Azur... des plages bondées et pas une place pour se garer. De ville en ville, nous descendons en direction d'Ancône pour nous arrêter juste avant, à Senegallia où il reste une place sur une aire de camping-car remplie d'Italiens... normal, me direz-vous ! Nous sommes à 5 minutes de la plage, alors aucune hésitation, nous nous retrouvons sur la plage... mer bonne... mer calme, nous finissons notre après-midi dans l'Adriatique. Nous passerons la nuit sur cette aire de camping-car après avoir fait le plein d'eau et les vidanges... aire qui se vide sur le tard... serait-ce la fin du week-end pour certains.

Senigallia... Brindisi

602 km

C'est encore une fois aux aurores que nous quittons Sénigollia en direction du port de Brindisi. Nous prenons l'autoroute à Ancône pour la quitter à Bari. Magnifiques paysages en longeant cette côte Adriatique. Si la chaleur est moindre aujourd'hui, le sud est bien là avec ses vignes, ses cultures de légumes et ses oliviers. Après quelques arrêts, c'est à 16h30 que nous arrivons à Brindisi pour rejoindre le port Costa Moena. Nous ne serons pas seuls sur le bateau, des touristes bien sûr mais aussi beaucoup de Turc qui rejoignent leur terre natale via la Grèce. Après avoir accompli les tâches administratives d'embarquement, nous attendons patiemment l'heure d'embarquement : 21 heures. Nous ne sommes pas en retard puisqu'il faut se présenter 3 heures avant le départ.

De nombreux bateaux sont déjà là mais le Pénélope-société Agoudimos Lines- n'est pas arrivé... nous le guettons en grignotant des gâteaux.

Notre bateau arrive

 

Le Pénélope arrive, il est temps d'embarquer. Les camping-car en premier après un 1/2 tour dans le bateau. Nous sommes en open-deck, c'est à dire que nous allons vivre à bord de notre camping-car tout au long de la traversée en étant libre de se promener dans le bateau. Nous partons avec 1h15 de retard... la compagnie attend des voyageurs en retard.

 

On largue les amares

 

 

Il est 22h15 lorsque nous larguons les amarres... tous sur le pont pour voir s'éloigner l'Italie. Une visite du bateau puis retour au camping-car... l'horreur.... l'odeur... la chaleur... et le bruit des moteurs. La nuit fut courte, le sommeil agité et pour nous couper le sommeil, nous sommes réveillés 1 heure avant l'arrivée... "Self is open"...

Le drapeau de la Grèce

 

Brindisi... Kipi

159 km

 

Lever de soleil en approchant la Grèce

 

Il est 8 heures, heure locale quand nous accostons au port d'Igounimitsa après quelques photos prises du bateau. Nous accostons sur un petit port en plein dans la ville. C'est le départ, nous prenons la route et nous nous arrêtons très rapidement pour poser pied sur la terre de Grèce. Nous allons partir sur le nord pour rejoindre petit à petit la côte est de la Grèce.

Direction Ioanina par une route de montagne qui grimpe et qui grimpe à travers de magnifiques paysages à la fois secs et verts. Quelques arrêts photos avant de rejoindre Ioanina.

Le lac de Ioanina

Nous nous garons près du lac, à l'ombre avant d'aller faire un tour en ville à la découverte des magasins... rien à voir avec la France... petits magasins les uns à côté des autres avec chacun leur spécificité. Après quelques courses, nous rejoignons notre camping-car pour un pique-nique au bord du lac... nous sommes en vacances.

Les cigognes à IoaninaLes Gorges de VikosL'église de Monodendri

Nous nous dirigeons ensuite sur les Gorges de Vikos. Arrivée au village de Monodendri, c'est par un sentier rénové que nous arrivons aux Gorges de Vikos d'une profondeur de 1000 mètres... impressionnant...

Pont romain à 3 arches

 

 

Nous partons ensuite sur Kipi après un petit retour à la découverte des ponts romains.

Le village de Kipi

 

 

 

La journée se terminera à Kipi sur une petite place où nous passerons la nuit. Le cafetier nous offrira de quoi faire le plein d'eau ce que nous ferons... sympa. Dîner dehors, il fait frais, nous sommes en montagne, les gens sortent vers 20h30 pour prendre le frais. Nos chiens sont toujours les vedettes et attirent les villageois pour une petite caresse. C'est une bonne nuit qui s'annonce... plus fraîche et plus calme que la nuit dernière.

Kipi... Metsovo

95 km

Le village de kipi

 

 

Nuit fraîche... nuit calme... nuit reposante dans ce village de Kipi. Après un réveil tardif, nous redescendons sur Ioanina pour aller à Metsovo en direction de Trihkla. Nous y arrivons après 2 heures de route de montagne, route sinueuse et dangereuse.

Le clocher de Metsovo

 

 

Metsovo, avec ses 4 000 habitants est aussi une station de ski l'hiver. Jolie bourgade avec ses maisons boisées, ses rues étroites qui vous permettent de gravir ce village qui a gardé son architecture traditionnelle. Il ne faut pas hésiter à laisser le centre touristique pour gravir et découvrir la vie de ce village. Metsovo est agréable si on veut bien se perdre dans les ruelles de fortes pentes. Nous y passons la journée et c'est le soir que Metsovo s'anime. Que de monde dans les rues et sur la place dans une fraîcheur qui sent la montagne. Nous faisons aussi notre petit tour après avoir mangé des épis de maïs grillés au barbecue... pas mauvais... même bon.Une ruelle à Metsovo

 

 

Petit à petit, tard dans la nuit, Metsovo se vide pour laisser la place au calme qui va nous permettre de passer une nuit fraîche car c'est sur la grande place que nous passerons la nuit.

 

 

 

Metsovo... Les Météores

79 km

Col de KataraMetsovo s'est éteint vers minuit où tous les promeneurs sont rentrés à leur domaine. Nuit fraîche sous cet énorme platane qui nous protège du soleil depuis hier. Après un petit déjeuner avec d'énormes croissants au chocolat, nous quittons Metsovo et reprenons la route en direction des Météores par cette route sinueuse et dangereuse. Après un arrêt au col de Katara, col routier le plus haut de Grèce à 1705 m d'altitude dans un décor montagneux et boisé.

Après une longue descente qui serpente, nous atteignons Kalambaka et bifurquons à gauche en direction des Météores. Nous passons Kastraki, joli petit village pour atteindre le premier météore : le Monastère d'Hagios Nikolaos Anapavsas, l'un des plus petits et l'un des plus mignons. Météores St NikoalasAprès une montée un peu raide, nous visitons la chapelle avec ses superbes fresques peintes en 1527 avec de très jolies scènes, Météores St Nikolaos-le poperiches en couleurs. Comme pour visiter tous les monastères, nous sommes couverts, pantalon pour les hommePaysage des Météoress, jupe pour les femmes, chemise à manches courtes pour tous. Si l'on à rien pour se vêtir, on vous prête des vêtements dans chaque monastère. Dans ce monastère vivent des moines dont l'un est en train de peindre des icônes.

 

Monastère de Roussanou

 

Nous quittons le monastère d'Aghios Nikolaos pour aller déjeuner un peu plus haut sur la route et nous reviendrons sur nos pas pour visiter le monastère de Roussanou. Très pittoresque sur son rocher très étroit, construit en 1388, il est aujourd'hui habité par des moniales. Il est accessible par deux ponts alors qu'autrefois, comme tous les monastères, il était accessible par des échelles puis par un filet monté par un treuil. le filet monté par treuilLe musée est très intéressant avec de beaux costumes régionaux, hommes et femmes, et de magnifiques et émouvantes photos en noir et blanc. Aujourd'hui, ce sont nos jambes qui nous montent par des escaliers sous une forte chaleur.

 

Nos visites s'arrêtent là pour aujourd'hui. Nous quittons Roussanou pour rejoindre le monastère de Varlaam. Nous nous arrêtons sur le parking à l'ombre des arbres et décidons de passer la nuit ici.

Monastère de Varlaam au coucher de soleil

 

 

Varlaam est fermé aujourd'hui jeudi, ce que nous savions ce qui n'est pas le cas de tous les touristes. Nous discuterons en cette fin d'après-midi et en soirée avec des gens qui partent en République de Macédoine et avec des camping-caristes qui passeront aussi la nuit sur le site. Le coucher du soleil attire beaucoup de monde à la recherche de belles photos.Monastère de Roussanou au coucher de soleil

 

 

La chaleur est encore soutenue en fin de soirée dans ces météores, paysage grandiose où des constructions acrobatiques sont nées de la foi d'hommes résolus sur des rochers gris en forme de pain de sucre qui n'ont rien perdu de leur magie. Chaque monastère a son propre caractère même s'ils forment l'unité d'une époque où l'orthodoxie était rayonnante. L'été, ils offrent la fraîcheur mais l'hiver doit être bien rude et l'atmosphère doit augmenter le sentiment de dénuement.

Les météores au coucher de soleil

Métores... Col de Chamia

194 km

Bonne nuit passée au pied du Météore de Varlaam même si à 5 heures du matin, nous entendons les moines chanter lors d'une cérémonie religieuse.

Dès 9 heures, les touristes affluent... Météore de Varlaamles cars se succèdent les uns aux autres. Nous prendrons le chemin des touristes pour aller visiter le Monastère de Varlaam que nous contemplons depuis hier et toujours habité par des moines qui culmine à 373 mètres ce qui lui donne une vue imprenable sur la vallée. Là encore, fresques en excellent état dans l'église, très beau musée avec des pièces intéressantes et une immense barrique en bois d'une contenance de 13 000 litres, datant du 16e siècle, utilisée pour l'eau nous dit-on ! Varlaam à vu le jour en 1518 et garde encore son authenticité avec son église, sa chapelle des Trois Hièarques, son réfectoire qui abrite le Trésor, l'infirmerie, le cellier, le pressoir et la tour du Vrizoni avec son treuil.

Fresque au Grand MétéoreAprès cette visite, nous grimpons en un petit quart d'heure au Monastère du Grand Météore, le plus ancien des monastères (1356) et aussi le plus grand. Nous y arrivons par des escaliers taillés dans la roche et nous arrivons à la tour du Vrizoni qui a gardé encore son treuil et sa nacelle. L'église présente là encore de gigantesques fresques du 18e siècle.Grand Météore-le foyer Nous passons dans un immense réfectoire qui peut contenir 200 convives avec une table du 16è siècle, puis dans la cuisine qui a gardé tout son charme d'origine. Tout n'est pas dit aujourd'hui, mais les souvenirs resteront après ce passage dans les Météores qui allient rêves et réalité.Grand Météore-la fontaine

grand Météore-la chapelle

La vallée du Pinde

 

Nous quittons cette région, très chaude en été pour redescendre dans la vallée où la chaleur est torride. Nous prenons la route pour Trikala où nous faisons les courses dans un super-marché. Nous sommes un peu décontenancés quand les emballages n'ont qu'une écriture grecque et découvrons les produits du pays. Nous continuons dans cette vallée verdoyante au versants arides pour nous arrêter à l'ombre entre Trikala et Larissa.

Nous passons Larissa, ville sans intérêt et prenons l'autoroute pour rejoindre Volos que nous visiterons au retour.

Makrinitsa-la fontaine

 

 

Nous grimpons dans la montagne, dans le Péllion pour nous arrêter à Makrinitsa, petit village de montagne accroché à 600 mètres. Nous y arrivons, là encore, par une route qui grimpe. Ce petit village qui vous apporte la fraîcheur à gardé son cachet d'autrefois avec de très belles places à l'ombre d'énormes platanes. Makrinitsa-une ruelleDe l'eau coule dans beaucoup de petits endroits et ce village vous offre une vue magnifique sur Volos et sa baie. Nous y retenons aussi les étalages de plantes locales séchées et nous repartons avec du "Thé cocktail" et du basilic séché et quelques sucreries dont une à la pistache, les autres nous verrons à la dégustation.

 

 

 

Un mulet à Makrinitsa

La place ombragée à MakrnitsaNous quittons ce magnifique village après avoir pris notre premier café grecque sur la place centrale  pour nous diriger vers la mer Egée à travers cette péninsule montagneuse qu'est le Pélion. Nous nous arrêtons au Col de Hania, au pied des pistes de la station de ski à Agrio-Lefkès à 1300 mètres d'altitude. Au col de Chamia

 

 

 

 

 

 

La fraîcheur est là et cette avec elle que nous passerons la nuit. Nous respirons mieux que la nuit passée.

Col de Chamia... Potistika (plage)

115 km

Makrirahi et ses fleursC'est la pluie qui fait son apparition... orage en mer... mais c'est une nuit calme et fraîche à 1300 m d'altitude. Ce matin, le temps est brumeux mais se dégage rapidement pour laisser place au soleil. Nous quittons ce col pour nous diriger vers la mer. Nous passons Makrirahi, petit village de montagne où nous faisons halte. Nous passons à la boulangerie, surprise, la boutique est le fournil du boulanger. Le pain cuit au feu de bois est toujours chaud... un régal en vue pour midi. Makrirahi, joli village très fleuri avec de nombreuses plantes en pot, plantes que l'on peut acheter dans de  nombreux magasins qui font le charme de ce village. Nous continuons la route en direction de la côte Est de cette petite péninsule en passant par Mouressi, Tsangarada et Milopotamos pour nous arrêter à la plage. La route est superbe à travers les forêts de feuillus, le paysage est verdoyant mais il est vrai que l'eau coule à de nombreux endroits. Milopotamos et sa plage entre les rochers

 

Milopotamos et sa plage nous accueille, déjà du monde sur la plage coincée entre les rochers. Nous stationnons en bord de route comme tout le monde et allons piquer une tête. Retour au camping-car pour le déjeuner à 14 heures et retour à la plage entre bains de mer et bains de soleil. Nous sommes sur la Mer Egée, avec une eau chaude, d'un bleu ravissant et transparent.

C'est en fin d'après-midi que nous quittons cette plage pour nous diriger vers la plage de Potistika, au sud-est de Siki. Toujours par une route semblable à ce matin, nous passons Kalamaki, Néohori, Minovriti, Argalasti, Kalithéa, Xinovrissi pour arriver à la plage de Potistika. Potistika et sa plage de sableLa route est étroite , sinueuse et très pittoresque à travers de très jolis paysages. Nous avons plusieurs fois demandé notre chemin car les pancartes sont écrites en grecque. Attention pour cette plage, il ne faut pas passer par Siki centre car les camping-cars ne passent pas dans les rues plus qu'étroites.

Arrivé à Potisika, un parking est vide et prenons place à 50 mètres de la mer, la plage est enclavée entre de hauts rochers. Le Pélion garde un caractère sauvage car le tourisme de masse n'est pas implanté même si quelques maisons sont construites à flanc de montagne.

Nous l'avons dit, si cette péninsule du Pélion est magnifique, il faut beaucoup de temps pour circuler, exemple, aujourd'hui, nous avons fait 115 km en 4 heures. La température en bord de mer est très agréable le soir mais de nouveau la pluie fait son apparition alors que des orages sévissent au loin, sur la Mer Egée. Nous dormirons ici, à la plage de Potistika, sous une pinède au rythme des vagues. .. un endroit comme on les aime.

Potistika (plage)... Horto

66 km

Potistika, l'orage

 

Après avoir été bercés par les vagues, c'est l'orage qui gronde au loin en mer à 8 heures du matin. Elle sera sur nous vers 9 heures pendant plus d'une heure sous une pluie torrentielle. La route qui descend le long du parking est devenue un ruisseau de boue. Potistika, la route coupéeA 10h30, nous mettons le nez dehors, juste plus bas, la route est coupée par une eau boueuse qui se jette dans la mer. La mer Egée a perdu son eau bleue, l'eau est marron sur toute la longueur de la plage déserte.

 

Potistika, la mer après l'orageA 11h30, nous changeons d'emplacement, tout au moins c'est ce que nous pensons faire. Il n'en est rien, l'emplacement qui semblait stable hier soir est une éponge ce matin et devinez la suite... c'est l'enlisement. Après 2 heures de dur labeur pour essayer de sortir, c'est un Autrichien avec un 4*4 aidé par un Albanais, en caravane près de nous qui viennent nous prêter main forte et c'est gagné, nous sortons notre camping-car de cette fâcheuse position après y avoir laissé nos traces.

Potistika, nos traces

Nous nous garons juste en dessous sur un endroit plus stable... nettoyage du matériel... et repas. Le soleil brille cet après-midi, direction la plage et bain de soleil... la mer est encore très trouble pour envisager la baignade.

Nous quittons la plage de Potistika pour aller dans le sud de la péninsule du Pélion. Nous repassons par Kalithéa, Arglasti, Métohi, Lafkos, Mourgès pour arriver à Platania. Après avoir traversé tous ces villages de montagne, nous arrivons à Platania, village de mer entre 2 falaise qui ne permet aucun stationnement. Nous obliquons à l'est sur Kastri et là, la route arrive sur une petite plage bordée par un camping... on nous fait comprendre en français que le camping libre est interdit mais qu'il y a un camping... ce n'est pas ce que nous recherchons ce soir. Nous décidons de partir à l'ouest à Horto après avoir repassé par Mourges , Laftos et Milina. La route traverse de beaux paysages très vallonnés. la végétation a changé, elle est moins luxuriante et ressemble a du maquis avec des oliviers surtout vers Platania. Beaux rivages mais quelle route mes amis, quelle route, montée ou descente à 15 %... prenez votre élan ou ménagez la 1ère : 66 km en plus de deux heures. C'est la montagne dans la mer, les épingles à cheveux... la route étroite... mais tous les camping-caristes le savent bien.... Quand les rétros passent... le reste passe.

Horto, la pointe sud

 

Horto nous accueille sur un petit port. Horto est animé et nous finissons la soirée dans un restaurant près du port : "Estiatopio"... souvlaki... frites... glaces et boissons pour 30 € à quatre... c'est du convenable. Nous sommes surpris, la bière est vendu en bouteille de 50 cl.

Après ce dîner agréable, un petit tour dans Horto qui semble très agréable la nuit et que nous découvrirons plus en détail demain. Nous restons sur le port pour passer la nuit.

 

 

Horto... Agiokambos (Ile d'Eubée)

149 km

Horto... les barques

 

Après une bonne nuit, notre réveil matin est le marchand de poison qui braille haut et fort sa marchandise. Il est 8h30 du matin, il fait déjà 22° à l'ombre, une belle journée s'annonce. Nous passons la matinée sur la plage entre bain de mer et bain de soleil. L'eau est très belle, translucide. Pour la première fois, nous voyons des oursins... attention nos pieds.

 

 

En début d'après-midi, nous quittons le Pélion en direction de Volos. Pour remonter sur Volos, il est fortement conseillé de prendre la route directe et éviter la route côtière impraticable en camping-car (marche arrière en côte sans possibilité de demi-tour). Nous quittons le Pélion plein de charme, région oubliée des touristes pour arriver à Volos.Volos-l'avenue du port et ses restaurants

Nous nous arrêtons sur le port et allons faire un tour sur la grande avenue qui longe le port, avenue qui est remplie de cafetier d'un côté et de magnifiques bateaux de l'autre. Nous revenons par une rue parallèle à la précédente, une rue commerçante même si les commerces n'ouvrent qu'à Volos et ses bateaux18 heures sauf la librairie où nous achetons quelques cartes postales et le Monde dans lequel nous apprenons que le sud de la France est la proie des flammes, puis un arrêt dans une pâtisserie pour quelques provisions locales (fameux !)

 

Glifa et le départ pour l'Ile d'EubéeNous reprenons la route et notre destination est l'Ile d'Eubée. Nous prenons la voie rapide en direction de Lamia et sortons à Glifa. Quelques kilomètres de petite route pour arriver à Glifa, embarcadère pour l'Ile d'Eubée. Nous allons faire la traversée en bac pour 24 €10.coucher de soleil sur la Grèce au départ pour l'Ile d'Eubée

 

 

Départ à 20h15 pour 45 minutes de traversée. Il y a peu de monde sur le bateau mais on embarque tout... camion de cochons... camion de poulets... et même notre camping-car. Il est 21 heures, nous débarquons sur l'Ile d'Eubée sur laquelle nous allons vivre 3 à 4 jours en direction du sud. Nous avons débarqué à Agiokambos où nous allons passer la nuit sur la place près de la plage après un dîner dehors.

Agioskambos... Limni

Ile d'Eubée... 54 km

Après une nuit bercée par les vagues, le premier ferry débarque à 8 heures du matin puis d'autres suivent. C'est à 10 heures que tous profitent de la mer et du soleil et vers midi, la faim se fait sentir et nous nous dirigeons vers les boutiques pour acheter quelques traditions grecques... gros chausson au fromage, ce sont les fameuses "pita"" et des pâtisseries genre roulé à la crème pâtissière baignée de miel... bon appétit.

Roviès-Fort du moyen âgeNous quittons Agioskambos en début d'après-midi pour nous diriger vers le sud. Nous passons Loutrà Edipsoù puis Roviès où nous faisons une halte baignade après être allés voir une tour moyenâgeuse en piteux état à côté d'une église orthodoxe.

Enfin nous arrivons à Limni et nous nous garons au sud de la ville près du club nautique. Après quelques courses en ville, nous rencontrons des Grenoblois qui parcourent la côte en Zodiac et nous indiquent que la route qui longe la côte nous amène sur des petites plages sous les pinèdes et nous invitent pour un apéro. Nous décidons de les rejoindre en longeant la côte sur 5 km par une route goudronnée puis une piste carrossable. Nous les retrouvons alors qu'ils campent sous la pinède. C'est autour d'un verre que nous discutons de la Grèce que nos Grenoblois connaissent bien puisqu'ils viennent ici depuis une vingtaine d'années. Ils ont la gentillesse de nous indiquer des endroits sympas pour la suite de notre périple.

Coucher de soleil sous la pinède au sud de Limni

coucher de soleil

 

C'est sur un magnifique coucher de soleil sur la mer que nous abordons la nuit tranquillement au son des vagues, des cigales et de la musique émise dans un campement tout proche. Endroit sauvage, endroit de rêve pour passer une nuit en camping-car. L'Ile d'Eubée, Ile non touristique... peu de monde et peu de grecs.

 

Limni... Apostolie

(Ile d'Eubée) 172 km

La queue d'un dauphin et à gauche, on aperçoit la tête d'un dauphinCe matin, nous prenons le temps de déjeuner à l'ombre sous la pinède. Mais la famille grenobloise, Claude, Guy et leurs deux filles Laurianne et Aurélie nous invite à une ballade ensemble en zodiac. Quelques instants plus tard, nous accostons dans une petite crique inaccessible à pied. Nous déchargeons le zodiac, la matinée se déroulera ici pour certains entre baignade et pêche à partir du bateau, d'autres équipés de masques et tubas observent la vie sous marine. Le zociac près du campementNous retournons à notre campement où nous partageons le repas ensemble. Nous discutons aussi beaucoup et tout à coup Gérard aperçoit des dauphins au loin. Ni une, ni deux, nous laissons tout en plan pour regagner le zodiac afin d'aller à la rencontre des dauphins. Ils sont nombreux à nager. Ils doivent suivre un banc de poissons d'après Claude. Laurianne et Floriane se mettent à l'eau pour tenter de les approcher. Avec patience, elles nagent, les dauphins se rapprochent et elles entendent leurs "sonars". Elles sont entourées. Les dauphins gardent une toute petite distance puis ils s'éloignent. Quelles émotions !

Nous rentrons et terminons de manger. Ce fut les adieux car les moments partagés restent très agréables. Vers 16h30, nous prenons la route pour traverser Limni, Strofilià, Mandoudi, Prokopi, Halkida à travers les montagnes. A partir d'Halkida, nous longeons la côte où il est possible de s'arrêter pour se baigner de Vassiliko à Aliveri.

Le soleil se couche et donne des images splendides. Nous arrivons vers 20h30 dans une petite ville portuaire : Agios Apostoli. Nous dînons au bord de l'eau puis nous allons nous promener le long du port puis dans des petites ruelles animées à cette heure-ci.

Apostoli la nuit

 

Même le mini market est encore ouvert à 22h30. Nous nous installons à la table d'une petite taverne où nous essayons de faire comprendre que nous voulons deux nescafés frappés et quant à Jonathan et Floriane, ils se serviront directement dans le congélateur pour déguster une glace géante au chocolat. Enfin la soirée s'allonge en illuminant l'eau du port pour découvrir les poissons... tous de véritables gamins avant d'aller se coucher.

Apostoli... Potami

(Ile d'Eubée) 113 km

Apostoli-le portLa matinée commence doucement. Une mère a pêché 3 petits poulpes avec un "trident" juste sur le bord sous les petites barques. Maintenant Floriane, les pieds dans l'eau cherche et trouve un joli coquillage... pendant que Gégé et Jo sont allés chercher de 'eau. Une fois tout le monde prêt, nous regagnons la toute proche et petite plage bordée de tamaris au tronc blanchi à la chaux.Un vieux couple de pêcheurs sur un bateau à Apostoli

 

Nous pouvons nous mettre la tête à l'ombre... baignade... et puis c'est le moment du barbecue où nous cuisons les dorades achetées à un petit pêcheur sur le port... un délice.

 Un excellent barbecue

Paysage sur la route du sudC'est ensuite, dans l'après-midi que nous prenons la direction de Karystos par la route "des aigles" qui suit en balcon à 700/800 mètres d'altitude la côte sud-ouest. Nous dirions plutôt la route des éoliennes car on les voyait déjà à Aportoli et elles nous suivent jusqu'au soir.

La route des aigles ou la route des éoliennes

 

 

Nous faisons un arrêt car le point de vue surplombant la baie de Marmari et les îles Petalii est magnifique.

 

 

Nous bifurquons jusqu'à Marmari, petite ville de bord de mer avec départ et arrivée de ferry à destination de Rafina (sud-est d'Athènes). Nous nous munissons de masques et tubas dans un petit bazar. Nous repartons via Karystos en direction de Platanistos après avoir passé Métochi par une route qui serpente la montagne à travers oliviers et lauriers-roses. Très souvent la route devient à voie unique car les pentes s'écroule en emportant une partie du goudron. Le camping-car sous les chataigniersJuste après avoir traversé Platanistos, une piste (pancarte en Grec seulement) descend directement à la mer sur environ 4 km pour déboucher sur une plage déserte à Potami. Nous trouvons place sous de hauts châtaigniers (ombre assurée sans doute) à côté d'un petit torrent et d'une "Kantina" (bar-snack en grec).La plage de PotamiAprès le dîner extérieur à la fraîche, nous longeons toute la plage en nocturne à la lampe torche à la recherche de poissons ou peut-être de tortues... elles n'étaient pas au rendez-vous alors on fait une petite pause pour observer la voie lactée et le ciel illuminé d'étoiles face à l'Ile d'Andros peu éclairée.

 

Nous rejoignons notre camping-car pour passer une nuit calme et fraîche parmi d'autres campeurs grecs.

 

Potami... Marmari

(Ile d'Eubée) 61 km

Potami-le troupeau de chèvres près de la rivièreLever tardif à Potami ! A 11 heures sur la plage avec masques et tubas. Nous occupons l'ombre d'un parasol. La mer est ourlée de vaguelettes car le meltémi (vent) s'est levé et durera jusqu'à dimanche soir ou lundi matin d'après un grec qui campe non loin du C.car. Pendant le petit-déjeuner, un troupeau de chèvres est venu boire, puis ce sera le tour du cheval de se désaltérer. Ce dernier est accompagné d'un vieux monsieur à pantalon et chemise manches longues retroussées et chapeau de paille à large bord... la chaleur est déjà forte.

Les falaises à PotamiLes baignades avec masques montrent que les poissons sont peu nombreux. Sur le rivage, l'eau est plus froide et comme "huileuse). Nous séchons vite sur la plage, nous profitons d'une douche fixée à un gros arbre sur le bord du chemin pour se désaler. Nous déjeunons "à la grecque" (plat unique où chacun pique avec sa fourchette) une bonne salade de concombres fraîche. Nous terminons par un nescafé frappé à la cantina occupée par des joueurs de bagamon comme on en trouve beaucoup en Grèce.

Nous reprenons le même chemin qu'hier jusqu'après Platanistos en empruntant de nouveau les 4 kilomètres de piste.Piste pour arriver sur potami

 Nous ferons une halte baignade au sud de Karystos en empruntant une route qui longe la mer avec de nombreuses petites plages qui permettent une halte facile et agréable.

Les poulpes sèchent à Marmari

Là, les poissons sont au rendez-vous dans les rochers, on découvre d'autres poissons. Ce loisir de découvrir la vie sous-marine par nous-mêmes nous ravit.  Nous allons acheter du pain et des pitas à Marmari qui s'anime à l'arrivée d'un ferry. Nous quittons Marmari par le sud pour se poser pour la nuit sur un chemin de terre qui surplombe de quelques mètres rocheux une plage formant une langue. Cet endroit sera occupé par d'autres C.car qui nous rejoindront. Une île en face pointe son nez sans aucune âme, aucune lumière, aucun phare.

 

 

Marmari... Paralia

224 km

Marmari sud et sa plage.

La nuit fut agréable car fraîche avec le vent. Discussion avec des C.caristes français de Douai... Bronzing sur cette belle petite plage.

C'est l'après-midi que nous quittons l'Ile d'Eubée via Styra, Amarinthos, Etrio et Halkida où nous nous arrêtons pour faire quelques courses. Nous passons le nouveau pont avant de prendre une petite portion d'autoroute direction Lamia. Nous sortons direction Thiva pour aller sur Vagia, Thespiès, Elopia, Korini, Prodromos pour arriver à la mer à Paralia.Le petit port de Paralia.

 

 Nous demandons souvent la direction car les panneaux sont en grec et souvent absents. Le paysage à changé mais toujours aussi beau à nos yeux. La nuit approche, un petit barbecue aux escalopes de poulet fera notre repas. Nous sommes garés sur un terrain planté d'oliviers servant de parking derrière des bungalows bordant la plage.

Le restaurant de nos glaces

 

 

Nous découvrons le front de mer de Paralia la nuit, le port puis les restos, les restos et enfin les restos... de bord de plage de tous les styles. Des familles entières sont attablées discutant face à la mer calme. Des enfants en vélos jouent... la soirée se termine devant une glace dans un petit restaurant sous un super décor de palmier et dans une musique d'ambiance sympa. Il fait très chaud ce soir... le travel-cool va fonctionner tard ce soir...

Paralia... Trahilos

204 km

Le camping-car à Paralia

 

La nuit fut chaude, seulement un peu d'air dans la nuit. Mais la musique ne s'est arrêter qu'au petit jour... M'enfin... ! c'était samedi soir. Le matin déjà, quelques personnes sont à l'eau surtout des personnes âgées. Progressivement la plage se remplit. On se sent bien dans la mer de Corinthe tellement il fait chaud.

 

Troupeau de chèvres sur la routeNous retournons sur la route, Paralia, Prodromos, Elopia, Thiva. Nous nous dirigeons vers Delphes et bifurquons pour trouver le monastère d'Ossios Loukas que nous ne voyons pas. Donc, après avoir viré dans la campagne, nous allons sur Ithéa. le paysage de montagne est agréable : rochers gris, herbes sèches le tout tacheté d'oliviers. Enfin, nous nous garons sur une toute petite plage, au sud de Galaxdi, en contre-bas de la grande route. De nouveau la baignade. Nous dînons du poissons au barbecue. Les gens de Douai sont arrivés sur la même plage, la soirée se déroule à discuter devant la mer... Jonathan a 16 ans aujourd'hui.Trahilos plage au sud de Galaxdi

Trahilos... Krioneri

101 km

Douce nuit sur cette plage de Trahilos. Baignade tôt le matin dans cette mer de Corinthe très douce puis c'est le départ à la rencontre de nos amis Sylvain, Marie-Laure, Kévin et Manon. Ils ont embarqué hier soir pour débarquer ce matin à Igoumenitsa. Nous les avons eu au téléphone, nuit chaude sur le bateau et retard de près de 2 heures... enfin, ils ont mis pied sur la terre de Grèce. Nous nous sommes fixés Krioneri comme point de rencontre situé à l'ouest de Patra et à l'est de Messolongi, eux vont descendre au cours de la journée la côte ouest et profiter des premières beautés de la Grèce. Nous, nous continuons la traversée vers l'ouest via Nafpaktos que nos passons. Nous apercevons la construction du pont qui va relier le Nord de la Grèce au Péloponnèse... belle route côtière.

 

Nous prenons la route qui mène à Krionéri en longeant une haute barre rocheuse pour arriver sur une longue plage en pente très douce. Il y a de la place pour bivouaquer, des grecs avec leur caravane sont déjà installés. Nous déjeunons à l'heure local (15h) et décidons d'aller au restaurant... c'était l'anniversaire de Jonathan hier.

La falaise et la plage à Krionéri

Le restaurant à Krionéri

Restaurant... une petite salade grecque à 4 et chacun une brochette de volaille accompagnée de frites... quelle belle portion... nous sommes repartis en se demandant si nous n'allions pas couler après un tel repas... et bien non... baignade sur cette petite plage.

La source de montagne à Krionéri

Une petite maison à KrionériTout près, il y a une source de montagne qui forme un minuscule lac ou certains prennent plaisir à se baigner dans une eau limpide et très fraîche.

Nous amis nous rejoignent en fin d'après-midi et nous donnent déjà leur première impression... chaleur du bateau... chaleur de la Grèce... beauté des paysages et douceur de la mer. Après un Ouzo pour fêter leur arrivée, c'est autour d'un barbecue que nous dînerons à la tombée de la nuit sous une température de 29°. C'est ici que nous passons la nuit entre mer et montagne.

Krionéri... Olympia

181 km

Pont en construction pour Patra

 

 

 

Le soleil tardera à nous chauffer de bonne heure ce matin car la haute falaise nous protège. Très vite, tous le monde sera dans l'eau pour un bain toujours apprécié. Après le repas de midi, à l'ombre des arbres, nous prenons la direction du Péloponnèse. Nous prenons le bac pour la traversée car la mise en service du pont... c'est pour demain !

 

 

 

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Cette page a été mise à jour le : 02/09/2006 21:28:40